Ces plats du Sud-Ouest ont disparu des restaurants : un éleveur du Gers tire la sonnette d'alarme

Plusieurs plats typiques du Sud-Ouest comme le magret et le confit de canard ont disparu de la carte dans la plupart des restaurants. Un éleveur du Gers tire la sonnette d'alarme.

C’est désormais une réalité. Les traditionnels plats du Sud-Ouest deviennent une denrée rare dans les restaurants. Conséquence de la grippe aviaire, le magret et le confit de canard ont disparu de la carte dans la plupart des établissements toulousains qui travaillaient avec des producteurs locaux.

« L’an dernier, c’était déjà la catastrophe. Cette année, c’est le chaos »

« Si vous en trouvez en ce moment dans les restaurants, c’est probablement de l’importation bulgare », prévient Lionel Candelon, le président de l’association des « Canards en colère ». Et d’ajouter : « Nous sommes à peine en train de relancer la production ! L’an dernier, c’était déjà la catastrophe. Cette année, c’est le chaos ». 

Cet éleveur à Castillon-Debats, dans le Gers, rappelle que la France « a perdu 80 % de sa production », en abattant « 16 millions d’animaux ». Certains éleveurs, comme Lionel Candelon, n’ont d’ailleurs toujours pas repris l’activité.

 « Nous attendons l’arrivée des canetons ou des canettes fin août, début septembre, pour produire du foie gras. Mais vous n’aurez jamais les quantités nécessaires pour être en capacité de répondre à la demande pour les fêtes de fin d’année. La filière volailles et palmipèdes a été dévastée ». 

 

 Le Gersois estime qu’il faudra au moins un an et demi, « à condition de ne pas avoir d’autres crises l’hiver prochain », pour « retrouver le niveau de production de l’an dernier ». Un niveau qui était déjà descendu à « 24 millions d’animaux produits annuellement en 2021, contre 38 millions d’animaux auparavant. On ne passera pas les 17 millions cette année ».

Le canard, une « denrée de luxe » 

Le canard est donc « redevenu une denrée de luxe », souligne Lionel Candelon, tout en rappelant qu’il était déjà « un produit haut de gamme avant l’industrialisation de la filière il y a 15-20 ans ». 

Face aux mesures de claustration (enfermer dans un lieu clos) des volailles imposées lors de la crise sanitaire, Lionel Candelon regrette l’absence de dialogue entre le ministère de l’Agriculture et les « gens de terrain ». « La claustration n’a pas fonctionné », mais les autorités « ne prennent pas le temps de discuter, ils ne veulent pas nous écouter ». L’éleveur rappelle que la filière alerte depuis de nombreuses années sur cette crise sanitaire. 

« La claustration n’est pas une réponse »

Sur le principe même de la claustration, Lionel Candelon n’est pas hostile. Il a d’ailleurs réalisé d’importants investissements sur son exploitation pour être dans la norme nationale de biosécurité. « Pouvoir mettre à l’abri les animaux l’hiver dans des bâtiments, c’est très bien », reconnaît-il. « Mais ce n’est pas une réponse à la grippe aviaire. Le virus se transmet par de multiples voies, d’un bâtiment à un autre ». D’ailleurs, pour l’hiver prochain, « nous n’avons aucune réponse viable pour ne pas revivre cette catastrophe ». 

Il rappelle que le H5N1 et le H5N8 sont des « virus aviaires d’origine chinoise » qui se propagent par les « oiseaux migrateurs ». 

Quid d’un vaccin ?

Lionel Candelon garde cependant un espoir avec l’arrivée d’un vaccin « d’ici trois ans ». Ce dernier est en développement « depuis 2014 », mais les moyens « n’ont jamais été mis » pour le lancer rapidement.

En attendant, l’éleveur milite pour retrouver l’élevage en plein air.

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